RÉUSSIR LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE
Les propositions de la Fédération Française du Bâtiment

La lutte contre

la précarité énergétique

En France, près de 20 % de la population serait en situation de précarité énergétique, avec des logements mal isolés et inconfortables. Le programme Habiter Mieux de l’ANAH (2) prévoit l’aide à la rénovation énergétique de 100 000 logements en 2017. Ce dispositif doit être amélioré et pérennisé.

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Lutte contre la précarité Aides ANAH Facture énergétique
Interview de Christophe Robert - DG Fondation Abbé Pierre

La précarité énergétique est un enjeu de société puisqu’aujourd’hui on a 5 millions de ménages qui sont confrontés à des dépenses énergétiques trop importantes. Donc ils rencontrent des difficultés pour se chauffer ou se privent de chauffage, par exemple. Ça veut dire 11 millions de personnes. 11 millions de personnes c’est très important.
C’est la conjonction de trois facteurs qui nous amènent dans cette situation. D’abord, bien sûr, la précarisation de la société : moins de ressources, phénomène du chômage, phénomène des travailleurs pauvres, recours aux minima sociaux, des inégalités qui ont tendance à se creuser… Donc un problème de ressources des ménages d’un côté. De l’autre côté l’existence de logements dits « passoires thermiques », des logements qui ne sont pas satisfaisants d’un point de vue énergétique, donc difficiles, voire parfois impossibles à chauffer. Et, troisième facteur, le coût des énergies, qui ne cesse d’augmenter de façon significative. Ces trois facteurs créent la situation d’aujourd’hui, c’est-à-dire 5 millions de ménages, 11 millions de personnes qui sont concernées par la précarité énergétique. Donc il y a un moment – et je crois que notre pays est en train de prendre conscience de ces difficultés – où il faut qu’on agisse, très fortement. Souvent ceux qui souffrent de précarité énergétique – et à la Fondation Abbé Pierre ce sont des personnes qu’on peut être amenés à aider concrètement – sont un peu isolées ; donc souffrent de la précarité énergétique en plus de la précarité tout court, de façon silencieuse. Ils en savent pas toujours comment on pourrait les aider pour sortir de cette situation très difficile.
En termes de rénovations thermiques, on a fait des efforts depuis quelques années, mais c’est largement insuffisant si on veut entrer dans une logique de résolution du problème en France. A peu près 4 millions de logements « passoire thermique », pour vous donner une idée, le programme de l’ANAH « habiter mieux », qui est déjà monté en puissance et c’est positif, atteint environ 50.000 logements, de propriétaires occupants, rénovés.
Mais cela a un coût. Cela demande aussi de mettre en mouvement les acteurs, les acteurs économiques, les acteurs sociaux ; d’aller au-devant des personnes, de leur apporter la connaissance des aides qu’ils peuvent solliciter. Donc il y a un chantier énorme. Et c’est là où la loi de transition énergétique, qui vient d’être votée, présente des objectifs très intéressants. A partir de janvier 2017, il nous faudra rénover 500.000 logements par an, dit la loi, dont 250.000 pour des populations modestes. Parmi ces 250.000 pour des populations modestes, vous en avez 120.000 qui vont concerner le parc privé. Grosso modo aujourd’hui on est à 50.000 (si on prend le programme « habiter mieux » de l’ANAH), il va falloir monter à 120.000. Donc vous imaginez bien qu’il va nous falloir, très rapidement, augmenter significativement notre capacité d’intervention sur les logements qui ne sont pas convenables d’un point de vue énergétique.
On peut prendre un deuxième exemple sur les moyens : pour ceux qui ont du mal aujourd’hui à se chauffer, ceux qui souffrent de la précarité énergétique, il y a bien les tarifs sociaux d’énergie qui existent, mais ils ne concernent que l’électricité et le gaz. Là encore, les uns et les autres, à force de sensibiliser à ce problème, la loi de transition énergétique a pris acte de l’insuffisance des tarifs sociaux de l’énergie et donc va pouvoir concerner désormais les autres énergies, par exemple ceux qui se chauffent au fioul. Là on voit bien que le chèque énergie, qui va couvrir toutes les énergies, c’est une belle avancée, c’est très positif. En même temps tout l’enjeu c’est quels moyens financiers on va mettre pour pouvoir aider ces personnes à se chauffer, le temps d’avoir rénové tous les logements et qu’ils soient satisfaisants. Donc il y a un enjeu aujourd’hui autour de la question financière pour atteindre ces bons objectifs qui ont été définis dans le cadre de la loi de transition énergétique